Sur le terrain, la solidarité prend forme : portraits et témoignages
Derrière chaque chantier, ce sont des prénoms, des histoires. Karim, 24 ans, découvert à la brocante organisée par la ressourcerie, sourit : « J’ai appris à trier, à réparer. J’avais jamais touché un outil. Maintenant, je peux aider mes voisins, même chez moi. »
Sophie, mère de famille en reconversion, le dit autrement : « Ici, on se soutient. Les collègues, c’est comme une deuxième famille. J’étais timide, j’ai appris à parler, organiser une vente solidaire, à faire tourner une caisse. » Plusieurs encadrants confirment : la revalorisation passe autant par le travail que par le collectif ou la confiance de la communauté locale.
Sur les chantiers maraîchers, les mains plongent dans la terre d’Alençon : semis, récoltes, livraison de légumes à vélo, distribution aux familles via CCAS ou associations. Le contact avec la terre, le rythme des saisons, la satisfaction d’un produit partagé : ici, le lien social redonne sens au quotidien. Selon le Réseau Cocagne, 87 % des personnes en insertion en maraîchage retrouvent confiance en eux, un socle incontournable pour rebondir.