Des chantiers d’insertion au service d’une nature préservée et solidaire à Alençon

27 avril 2026

Un engagement collectif pour la nature et l’inclusion

À Alençon, nos parcs publics, sentiers de balade et petits espaces boisés méritent plus qu’un simple passage de tondeuse. Ils racontent une histoire, celle de notre territoire, de ses habitants et de leur engagement à préserver, ensemble, ce qui fait la richesse du coin : la nature, la convivialité, la solidarité. C’est ici qu’entrent en jeu les chantiers d’insertion en espaces verts, menés par des structures locales comme l’Association Intermédiaire ALI ou encore l’Atdec de l’Orne, trop souvent méconnues mais pourtant si décisives dans l’entretien durable de notre cadre de vie.






L’insertion par l’activité : donner du sens, donner une chance

Ce qui distingue un chantier d’insertion d’une entreprise de jardinage classique, c’est d’abord l’intention. Ici, on ne cherche pas la rentabilité : on travaille le temps du vivant, des saisons, et surtout du parcours humain. En Normandie, ces chantiers accueillent chaque année plusieurs centaines de personnes éloignées de l’emploi, pour qui le pas vers la société passe aussi par le lien à la terre (source : Fédération des acteurs de l’insertion).

  • Accompagnement personnalisé : chaque salarié en insertion bénéficie d’un suivi social et professionnel, pour reprendre confiance, apprendre un métier, retrouver du lien.
  • Formations concrètes : utilisation des outils, gestion des déchets verts, entretien raisonné, sensibilisation à la biodiversité…
  • Transitions réussies : selon la Fédération des acteurs de la solidarité, près de 60% des personnes qui passent par un chantier d’insertion en espaces verts accèdent à un emploi ou une formation dans l’année qui suit.





Entretenir autrement : vers une écologie locale, humaine et durable

À Alençon et dans l’agglomération (Damigny, Condé-sur-Sarthe, etc.), l’entretien des espaces verts n’est pas un geste anodin. Grâce aux chantiers d’insertion, on privilégie l’entretien différencié et des pratiques respectueuses de l’environnement :

  • Fauchage raisonné : L’herbe n’est plus taillée trop court partout, mais seulement là où c’est utile. Les zones enherbées deviennent refuges pour insectes et pollinisateurs.
  • Paillage et compostage : Les déchets verts sont broyés et remis en circulation, comme paillage au pied des arbres ou comme compost dans les jardins partagés (notamment aux alentours de Perseigne).
  • Mise en valeur des essences locales : Les équipes plantent et entretiennent des végétaux adaptés à notre climat normand, ce qui limite l’arrosage et favorise la biodiversité locale.

La ville d’Alençon revendique 370 hectares d’espaces verts publics, dont plus de la moitié sont entretenus selon ces principes écologiques, souvent avec la participation de salarié·es en insertion (source : Mairie d’Alençon).






Des visages derrière les gestes : portraits d’artisans du quotidien

À Alençon, on connaît tous un “bénévole de la nature” – souvent discret, casque sur les oreilles, veste fluo, sécateur en main. Mais beaucoup ignorent que derrière ces silhouettes se nichent souvent des parcours d’insertion.

Prénom Parcours Mission sur chantier
Karima Ex-agente d’entretien, a retrouvé confiance sur le chantier “Espaces Naturels” grâce à un CAPA en aménagement paysager. Entretien du parc de la Bule, animation d’ateliers “biodiversité” auprès de scolaires.
Thomas Jeune en décrochage scolaire, découvre la nature en travaillant sur la friche de la Croix-Mercier. Plantations, débroussaillage, création d’un sentier accessible PMR.
Fatoumata En recherche d’emploi de longue durée, formée au compostage grâce au chantier “Jardins partagés”. Valorisation des déchets verts, organisation de collectes citoyennes d’encombrants verts.

Chacun, chacune de ces travailleurs temporaires, devient ambassadeur·rice de la solidarité locale. Certains resteront dans le métier, d’autres rebondiront ailleurs, mais tous auront contribué à préserver la beauté de nos quartiers et milieux naturels.






Quels bénéfices pour Alençon et ses environs ?

La démarche dépasse la question du simple entretien. Voici ce qui change concrètement, ici, sur notre territoire :

  • Des espaces verts mieux entretenus, accessibles et accueillants : Les abords de la Briante, la Plaine des Sports, et jusqu’aux zones périurbaines profitent de passages réguliers, de réaménagements et de plantations pensées pour durer.
  • Une réduction de la pollution et des coûts : Grâce au désherbage manuel, à la valorisation des déchets et à la gestion raisonnée, la Ville réduit l’usage de produits phytosanitaires (passant sous le seuil réglementaire en 2023).
  • Un fort impact social local : Pour chaque euro investi dans un chantier d’insertion, c’est environ 2 euros de retombées économiques sur l’agglomération d’après une étude du centre AVISE (Avise.org).
  • Une dynamique de quartier : Les chantiers provoquent des rencontres, ouvrent des espaces aux scolaires, créent parfois de nouveaux lieux de vie, comme les jardins partagés rue Gutenberg ou le sentier de la Croix-Mercier.





Comment s’organisent les chantiers ? L’exemple d’un projet local

Prenons le cas du Parc du Château de la Bule, poumon vert classé au cœur de la ville. Depuis 2022, la gestion d’une partie du parc est confiée à une équipe en insertion, en contrat avec la mairie et pilotée en partie par l’Association Intermédiaire ALI. Le montage du chantier repose sur :

  • La collaboration entre collectivités, associations gestionnaires et structures d’insertion.
  • L’intégration de formations courtes (CACES, sécurité, espaces naturels sensibles).
  • La participation de riverains volontaires une fois par trimestre, lors de journées de nettoyage citoyennes.

Les résultats se voient — pelouses fleuries, nouveaux nichoirs à oiseaux, bacs à compost, aires de jeux propres — mais se vivent aussi : ces dispositifs d’insertion ont permis à plus de 25 personnes de reprendre pied sur le marché du travail en deux ans, tout en sensibilisant des centaines d’écoliers et familles au respect de la nature.






Un modèle d’avenir pour l’Orne : inspirer, essaimer, relier

Avec près de 15 chantiers d’insertion actifs dans l’Orne en 2023 (Pôle emploi Normandie), ce modèle fait désormais figure de référence régionale. Ce qui change tout, ici, c’est la dimension humaine du projet : à Alençon, les élus, les agents municipaux, les associations et les habitants se mobilisent, chacun dans leur rôle. L’esprit d’équipe rayonne jusque dans la qualité de nos espaces verts partagés.

Pour demain, l’enjeu reste d’ancrer ces pratiques dans le quotidien : formation à la gestion écologique, implication de jeunes, développement du bénévolat environnemental… Il ne s’agit pas simplement d’entretenir, mais de transformer le rapport à la ville et à la campagne, partout où la solidarité fait grandir la biodiversité et le tissu social.






Initier ou rejoindre le mouvement à Alençon

  • Se renseigner auprès des structures d’insertion : Association ALI, ATDEC Orne, etc.
  • Participer aux journées citoyennes de nettoyage organisées chaque trimestre.
  • Proposer ou rejoindre un jardin partagé de quartier.
  • Sensibiliser son entourage sur les bienfaits de l’entretien respectueux des espaces verts.
  • Rencontrer les salariés en insertion lors d’événements locaux (Fête de la nature, marchés bio).

Ici, à Alençon, l’entretien durable de nos parcs n’est pas l’affaire de spécialistes lointains, mais de voisins, d’habitants, de mains tendues. Grâce aux chantiers d’insertion en espaces verts, chaque geste compte : pour la planète, mais surtout pour les solidarités locales. Ensemble, on sème l’avenir.






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